Candidature sur Saint-Denis

QUESTIONS VÉRITÉ

CANDIDATURE SUR SAINT-DENIS

 

  1. Pourquoi c’est vous qui avez été désigné candidat aux élections législatives sur Saint-Denis ?
  2. Votre candidature à Saint-Denis n’est-elle pas un parachutage ?
  3. Certains disent que vous habitez la possession et donc que vous ne connaissez pas Saint-Denis. Est-ce vrai ?
  4. N’est-ce pas mieux d’habiter la ou vous pourriez être élu ?
  5. Des « mauvaises langues » prétendent qu’après les législatives, vous allez retourner militer au port. Vrai ou faux ?
  6. Si vous êtes élu députe, allez-vous démissionner de votre mandat de conseiller général du port ?
  7. Sur votre blog, vous avez dit que « depuis sa création, le PCR a toujours eu le même objectif : ouvrir la voie, en allant partout combattre les adversaires de droite, dont l’objectif a toujours été d’anéantir le PCR. Pour cela, il a toujours déployé la même stratégie : demander a celle ou celui qui a le plus de chances de l’emporter d’aller se confronter aux candidats en poste ». Cela est-il valable pour vous aussi ?
  8. Le PCR a-t-il encore un avenir ?
  9. Le PCR n’est-il pas le parti du constat ?
  10. Le PCR mène-t-il toujours un combat pour la reconnaissance de l’identité réunionnaise ?
  11. Quelle est votre position par rapport au projet présidentiel socialiste ?
  12. Mais il n’y a pas que François Hollande comme candidats du changement, non ?
  13. Que déclare François Hollande dans ce courrier ?
  14. Quelle connaissance avez-vous de Saint-Denis ?
  15. Les problèmes que vous citez ne sont-ils pas ceux que doivent supporter les élus locaux ?
  16. Pourriez-vous nous citer des exemples ?
  17. Soutiendrez-vous la candidate socialiste si elle est au second tour face à un candidat de droite ?
  18. Pourquoi êtes-vous candidat alors que Nassimah Dindar, dans la même majorité que vous au département, est aussi candidate.
  19. Partagez-vous les décisions politiques de Nassimah Dindar sur le dossier de l’ARAST ?
  20. Et pourtant il semble qu’on ne vous a pas beaucoup entendu sur le sujet ?
  21. Michel Lagourgue, qui est sur la liste de l’alliance à la région, pourrait être candidat du modem. Cela veut-il dire que vous êtes en désaccord avec lui ?
  22. Vous étiez présent aux dernières législatives dans la 5e circonscription et vous avez perdu. Qu’est-ce qui vous fait croire que vous allez gagner cette fois ?
  23. Certains disent que vous avez été mis en ballotage par la candidate UMP aux cantonales de 2011. Vous le contestez. Pourquoi ?
  24. Pourquoi croyez-vous que les dionysiens vont vous faire confiance ?
  25. Vous avez été candidat dans le nord, puis dans l’est, vous êtes aujourd’hui élu dans l’ouest. Est-ce que ce n’est pas du nomadisme ?
  26. Vous avez été candidat aux élections législatives de 1993 à Saint-Denis. Vous aviez obtenu 9.000 voix. Comptez-vous faire mieux cette année ?
  27. Soutiendrez-vous la candidature d’Huguette Bello si elle va aux élections législatives?
  28. On voit parfois surgir, sur des sites ou dans des courriers de lecteurs, des interpellations de personnes, qui souhaitent bien sûr garder l’anonymat, sur vos revenus ? Qu’en pensez-vous ?
  29. Allez-vous reverser vos indemnités a votre parti ?
  30. Peut-on en 2012 être encore communiste ?
  31. Partagez-vous toutes les prises de position de Paul Vergès ?
  32. Vous travaillez au port, vous avez été maire de cette ville et vous allez sur Saint-Denis. Pourquoi ? Peut-on avancer que vous voulez demain être maire de Saint-Denis ?
  33. Quel résultat comptez-vous faire ?
  34. On vous reproche souvent le fait que vous avez été condamné judiciairement alors que vous briguez un mandat. Que pouvez-vous répondre ?

1) Pourquoi c’est vous qui avez été désigné candidat aux élections législatives sur Saint-Denis ?

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Cela résulte d’un souhait à partir d’une analyse partagée par la section de Saint-Denis, la direction du parti et moi.

La population de la ville capitale, même dans les moments difficiles, a toujours manifesté dans une proportion importante, sa confiance au PCR dans la démarche de rassemblement des forces de progrès, et d’alliance avec des personnalités du monde associatif et professionnel.

Dans cette perspective, il est juste que nous leur exprimions, notamment par mon implication, notre solidarité par un engagement plus conséquent.

2) Votre candidature à Saint-Denis n’est-elle pas un parachutage ?

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Pas du tout.

Qu’il y ait 5, ou maintenant 7 circonscriptions, signifie-t-il que les habitants de chacun de ces 7 territoires connaissent des problèmes d’emploi et de logement, d’éducation et de santé fondamentalement différents ?

La réponse est non.

3) Certains disent que vous habitez la possession et donc que vous ne connaissez pas Saint-Denis. Est-ce vrai ?

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Que j’habite la Possession, oui.

Que je ne connaisse pas Saint-Denis, non.

J’ai fait le choix de briguer les suffrages des électeurs sur Saint-Denis parce que je connais la commune pour y avoir vécu pendant plus de 20 ans.

Forcement, j’y ai de nombreux amis.

4) N’est-ce pas mieux d’habiter la ou vous pourriez être élu ?

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Pas forcement. Prenez l’exemple d’Huguette Bello.

Elle a d’abord été élue à Saint-Pierre, puis à la possession, avant de l’être à Saint-Paul, tout en habitant à la possession.

Encore une fois, nous sommes dans une ile qui n’est pas si grande, avec les mêmes problèmes du nord au sud et de l’Est à l’Ouest.

5) Des « mauvaises langues » prétendent qu’après les législatives, vous allez retourner militer au port. Vrai ou faux ?

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Faux !

L’accord entre la direction du PCR, la section de Saint-Denis et moi-même, prévoit que je reste à la section de Saint-Denis pour les années futures.

Il ne s’agit pas d’une candidature ponctuelle mais du début d’une démarche s’inscrivant dans le long terme.

J’ai suffisamment donne en tant que militant du parti en ayant fait campagne, ou été candidat, dans divers endroits de l’île.

Aujourd’hui, je suis heureux de ce retour aux sources, dans la ville qui m’a vu grandir.

D’ailleurs, mon épouse et moi n’ayant plus de charges de famille, envisageons d’être plus souvent à Saint-Denis.

Cela explique que nous avons loué une maison, rue Sainte-Marie.

6) Si vous êtes élu députe, allez-vous démissionner de votre mandat de conseiller général du port ?

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La victoire des forces du changement en mai et juin 2012 va provoquer des mutations profondes dans le monde politique.

C’est une des raisons qui motive le PCR pour sa stratégie adoptée à l’ occasion des prochains rendez-vous électoraux : une personne, un mandat.

Alors oui, je laisserai volontiers à ma suppléante, Firose Gador, mon mandat de conseiller général.

7) Sur votre blog, vous avez dit que « depuis sa création, le PCR a toujours eu le même objectif : ouvrir la voie, en allant partout combattre les adversaires de droite, dont l’objectif a toujours été d’anéantir le PCR. Pour cela, il a toujours déployé la même stratégie : demander a celle ou celui qui a le plus de chances de l’emporter d’aller se confronter aux candidats en poste ». Cela est-il valable pour vous aussi ?

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Je vous renvoie à ce que j’écrivais sur mon blog :

Ou je soulignais donc que c’était une fierté pour moi de porter les couleurs du PCR sur Saint-Denis.

8 ) Le PCR a-t-il encore un avenir ?

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Plus que jamais !

Si le parti communiste réunionnais est une organisation fidèle aux luttes passées pour plus d’égalité et de démocratie, au plan électoral, syndical, culturel et autres, alors oui, il a un avenir.

Si le parti communiste réunionnais est une organisation qui assure et assurera toujours la défense des plus démunis en se préoccupant d’une situation ou 30% de la population vit aujourd’hui sous le seuil de pauvreté national, alors oui, il a un avenir.

Si le parti communiste réunionnais est une organisation qui revient aux règles fondamentales de discipline, de solidarité et de fraternité, alors oui, plus que jamais, il a un avenir.

9) Le PCR n’est-il pas le parti du constat ?

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Pas seulement.

Le PCR est le seul parti qui à chaque échéance démocratique, fait des propositions, pour un développement équilibre, harmonieux et durable de la réunion.

Encore aujourd’hui, un projet est propose aux candidats a cette élection présidentielle, tenant compte de la gravite de la situation, et de la nécessite d’un traitement plus favorable par rapport aux autres régions françaises.

10) Le PCR mène-t-il toujours un combat pour la reconnaissance de l’identité réunionnaise ?

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Oui, le PCR reste l’un des derniers remparts contre la politique d’assimilation voulue par d’autres.

Peut-on, en tant que réunionnais, accepter que ce qui est l’essence même du 20 décembre, soit relégué au rang de simple festival ?

Peut-on accepter, en tant que réunionnais, d’entendre que le créole n’est qu’un patois, qu’il faut le supprimer ?

Peut-on se résigner, en tant que réunionnais, a voir partir l’outil de production dans les mains de multinationales ?

Ce ne sont que quelques exemples qui indiquent que, en 2012, les valeurs communistes, les valeurs réunionnaises, doivent continuer à être cultivées.

C’est une exigence de loyauté envers mon parti

11) Quelle est votre position par rapport au projet présidentiel socialiste ?

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Celle de mon parti.

Ainsi, dans une déclaration du comité central ?du PCR, nous avons explique les raisons de notre soutien a François Hollande dans le cadre des primaires socialistes :

« La Réunion connait une situation économique et sociale d’une gravité sans précédent. Le chômage a atteint un niveau record.

Les conséquences de la politique du gouvernement affectent l’ensemble des secteurs de la vie économique et sociale et frappent durement la population la plus défavorisée.

Dans ce contexte, l’opposition au président de la république Nicolas Sarkozy est de plus en plus forte, tant en France que dans tout l’outre-mer, et l’aspiration au changement est portée par des couches de plus en plus larges de la population.

Les conditions d’un rassemblement doivent ainsi se dessiner autour du candidat qui a le plus de chances de battre Nicolas Sarkozy. »

12) Mais il n’y a pas que François Hollande comme candidats du changement, non ?

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C’est vrai.

Le parti communiste réunionnais a engage des contacts avec plusieurs candidats de l’opposition ayant la volonté de porter ce rassemblement pour le changement, afin de faire prendre en compte ses propositions pour l’élaboration d’un plan de développement.

Nous avons eu l’accord de Jean-Luc Mélenchon, candidat du front de gauche. Cependant, un candidat susceptible de représenter les forces de progrès et du changement lors du second tour de l’élection présidentielle, François Hollande, s’est aussi engagé, par écrit, à discuter de ces propositions.

13) Que déclare François Hollande dans ce courrier ?

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Dans une lettre adressée à Paul Vergès le 4 octobre, François Hollande affirme publiquement sa « volonté de construire une nouvelle relation » avec les outremers en précisant notamment que « rien ne se décidera plus de manière unilatérale » et, dans cet esprit, il exprime le souhait d’une rencontre pour « décider ensemble des grandes priorités ».

Compte tenu de la nécessité pour la réunion d’inscrire son développement durable autour d’orientations fixées pour la prochaine décennie, et devant être prise en compte par le prochain mandat présidentiel, l’engagement de François Hollande ouvre une perspective qu’il convient de saisir ».

14) Quelle connaissance avez-vous de Saint-Denis ?

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Y ayant vécu de nombreuses années, je connais les quartiers, bien que la ville ait profondément évolue.

Mais plus que Saint-Denis, je préférerais parler des problèmes que rencontrent les dionysiennes et les dionysiens.

Ces problèmes ressemblent furieusement à ceux rencontrés par la majorité des réunionnais.

Je pourrais citer pêle-mêle le chômage grandissant, frappant notamment les jeunes, le logement social en souffrance, les difficultés à se soigner, les espoirs qui s’amenuisent quant a un avenir meilleur pour les nouvelles générations avec une politique comme celle de l’UMP.

15) Les problèmes que vous citez ne sont-ils pas ceux que doivent supporter les élus locaux ?

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Mais attention ! Un députe n’a pas vocation à se draper dans le rôle d’un élu charge des problèmes municipaux.

Il ne faut pas confondre les rôles.

Un députe doit néanmoins veiller à travailler avec les élus locaux.

Il doit porter au plan national ces problèmes, proposer des solutions et se battre avec ses collègues pour faire adopter ce traitement différencie, mais plus favorable que dans d’autres régions moins sinistrées.

J’ai suffisamment montré à mes différentes fonctions électives ma volonté de travailler avec le plus grand nombre.

16) Pourriez-vous nous citer des exemples ?

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Je vous en citerai trois :

      • 1er exemple : en 1989, alors maire du port, j’ai mis en place une forme de démocratie participative en organisant, dans chaque quartier de la cité maritime, des « dialogues pour la ville ». Ces événements consistaient en des échanges publics entre la population du quartier et les élus municipaux, dont moi-même, alors maire, sur les problèmes rencontres et les initiatives municipales ; les interventions étaient parfois « rugueuses », mais toutes marquées par la franchise !
      • 2éme exemple : en tant que conseiller régional, charge notamment du projet tram train, j’ai tenu a ce qu’il y ait la plus large association d’élus locaux, de personnes concernées a des degrés divers (commerçants, riverains, associations…), en dépassant les clivages traditionnels qui n’avaient pas leur place dans ce défi de développement durable.
      • 3éme exemple : en tant que vice-président du conseil général charge de l’agriculture, je me suis battu pour qu’une aide à la replantation soit attribuée aux planteurs d’ananas par le département, dans l’attente d’un accord de l’Europe par le biais d’une aide du Feader.

17) Soutiendrez-vous la candidate socialiste si elle est au second tour face à un candidat de droite ?

L’objectif principal de 2012 est de battre les candidats de l’UMP et de ses alliés.

Il est donc évident que cet objectif partagé doit nous conduire à respecter la règle du désistement républicain. Sur ce plan des discussions sont en cours pour l’ensemble des circonscriptions avec le PS.

18) Pourquoi êtes-vous candidat alors que Nassimah Dindar, dans la même majorité que vous au département, est aussi candidate.

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Je ne vais pas contre x ou y, bien que ce soit des concurrents.

Je suis candidat pour porter un projet, pour partager une démarche, pour développer un style collectif.

Il s’agit d’une élection dont l’enjeu est national, pas d’une élection locale.

Elle a été élue au conseil général sous une étiquette de droite.

La majorité départementale est composite, et tout le monde sait que ça ne se passe pas si bien que ça.

19) Partagez-vous les décisions politiques de Nassimah Dindar sur le dossier de l’ARAST ?

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Je me suis exprime sur mon blog (http://blog.pierreverges.fr) à ce sujet, à la veille des élections cantonales.

Je rappelle que nous n’étions pas aux affaires avant 2008, et que j’ai été personnellement élu il y a à peine 18 mois.

Il faut rappeler que le principal grief formule contre la poursuite du soutien du département a l’ARAST était que les frais de fonctionnement au bénéfice des cadres dirigeants menaçaient l’avenir de la structure, et les finances départementales.

Autrement dit, il fallait tout faire pour soutenir les salaries, en rejetant tout compromis avec les dirigeants.

Manifestement, un rendez-vous a été rate avec l’urgence sociale qui s’était révèle.

20) Et pourtant il semble qu’on ne vous a pas beaucoup entendu sur le sujet ?

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Je suis intervenu quand j’ai été sollicite.

Ainsi le 15 décembre, je suis intervenu auprès de la présidente pour qu’une délégation des manifestantes puisse être dans l’hémicycle pour assister aux débats à la séance plénière.

J’ai ensuite été sollicite pour intervenir sur radio Freedom au moment où était envisagées des actions plus dures de la part des ex-ARAST mobilisées devant le palais de la source.

J’ai souhaité que le dialogue soit renoué au moment où des mères de famille exprimaient leur indignation, certes avec véhémence, mais sans doute parce qu’elles appréhendaient une période de fêtes de partage dans un contexte difficile de crise.

Je regrette que des positions aient été aussi figées.

Je le regrette d’autant plus qu‘a l’arrivée, le département a bien accepté de payer la moitie des indemnités, sous réserve du remboursement par les AGS en cas de condamnation définitive de cette dernière.

Je le regrette d’autant plus qu’une proposition de prise en charge de la totalité des indemnités par les AGS avait été à l’époque formulée, sous réserve du remboursement par le département en cas de condamnation définitive de celui-ci.

Or, cette proposition avait été catégoriquement rejetée par le département.

21) Michel Lagourgue, qui est sur la liste de l’alliance à la région, pourrait être candidat du modem. Cela veut-il dire que vous êtes en désaccord avec lui ?

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Encore une fois, que le PCR présente des candidats dans toutes les circonscriptions, quoi de plus normal ?

Il ne faut pas mélanger les problèmes.

À chaque élection sa logique, dans le respect des partenaires avec qui nous devons travailler aujourd’hui, mais aussi j’espère, demain et après-demain.

22) Vous étiez présent aux dernières législatives dans la 5e circonscription et vous avez perdu. Qu’est-ce qui vous fait croire que vous allez gagner cette fois ?

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Quand vous vous présentez à une élection, ce n’est pas pour faire de la figuration.

Il faut se battre, rassembler pour gagner collectivement.

Ce n’est jamais une victoire personnelle.

Il faut rechercher le meilleur résultat, dans une circonscription difficile, mais où les « jeux » restent ouverts.

23) Certains disent que vous avez été mis en ballotage par la candidate UMP aux cantonales de 2011. Vous le contestez. Pourquoi ?

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C’est la règle des 25% des inscrits pour passer au 1er tour qui a provoque un ballotage alors que j’avais obtenu plus de 63% des suffrages, et non le résultat de la candidate de l’UMP qui avait recueilli moins de 22%, et a été repêchée parce qu’arrivée 2éme.

C’est donc le manque de mobilisation au 1er tour qui a fait qu’il m’a manque seulement 3 voix pour gagner.

D’ailleurs, au second tour, grâce au soutien actif et redouble des militants, l’électorat m’a consacre avec plus de 63 % !

24) Pourquoi croyez-vous que les dionysiens vont vous faire confiance ?

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Je le répète : la confiance, ça se gagne !

Le meilleur résultat dépendra de notre mobilisation, et des arguments que nous développerons.

À chaque jour suffit sa peine !

25) Vous avez été candidat dans le nord, puis dans l’est, vous êtes aujourd’hui élu dans l’ouest. Est-ce que ce n’est pas du nomadisme ?

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La situation est différente.

Nous ne sommes plus dans les années 80 où j’étais candidat à Saint-Paul, puis au Port.

Nous ne sommes plus dans les années 90 où j’ai été aussi candidat aux législatives à Saint-Denis, ou encore en 2007 où j’ai été candidat aux législatives dans l’est.

Je suis un militant du PCR, et à l’instar d’un Claude Hoarau par exemple, je n’hésite pas à porter la voix du parti la où c’est juge nécessaire.

26) Vous avez été candidat aux élections législatives de 1993 à Saint-Denis. Vous aviez obtenu 9.000 voix. Comptez-vous faire mieux cette année ?

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C’est au 2eme tour, face à Gilbert Annette, alors maire de Saint-Denis, que j’ai obtenu ces 9000 voix.

Au 1er tour, j’avais recueilli plus de 5000 voix.

Nous sommes aujourd’hui dans un contexte nouveau.

Je compte me battre avec la même énergie, satisfait de l’appui qui se manifeste autour de ma candidature.

27) Soutiendrez-vous la candidature d’Huguette Bello si elle va aux élections législatives?

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Si elle est la candidate soutenue par notre parti, absolument !

La position du PCR sur ce point est inchangée : personne ne peut se designer candidat si sa proposition de candidature n’a pas été d’abord été validée par les sections concernées, puis entérinée par la direction du parti.

Si la direction du parti, pour quelque raison que ce soit, ne valide pas la candidature d’Huguette Bello dans la 2éme circonscription, et qu’elle propose le nom d’une autre candidate ou d’un autre candidat, c’est cette femme, ou cet homme que je soutiendrai.

28) On voit parfois surgir, sur des sites ou dans des courriers de lecteurs, des interpellations de personnes, qui souhaitent bien sûr garder l’anonymat, sur vos revenus ? Qu’en pensez-vous ?

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Je suis assez surpris que ces personnes, souvent les mêmes, souhaitent ramener le débat à ce niveau.

Que les choses soient claires : je ne pense pas que ce soit ça qui va déterminer la justesse ou non de nos propositions.

Mais je n’ai aucun scrupule à dire que je suis aujourd’hui fonctionnaire territorial au grade d’administrateur de 2éme classe au 9éme échelon.

N’importe qui peut, si ça l’amuse, consulter les textes et savoir à peu près combien je touche.

29) Allez-vous reverser vos indemnités a votre parti ?

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Je suis un membre du PCR, candidat soutenu par mon parti.

Il est donc juste que je me plie aux règles imposées par celui-ci.

30) Peut-on en 2012 être encore communiste ?

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Si être communiste, c’est demeurer fidèle aux luttes passées du PCR, sur tous les fronts, pour arracher le respect des réunionnaises et des réunionnais, alors oui, je le suis et je le reste !

Si être communiste, c’est accueillir mes frères et sœurs de lutte, et être accueilli par eux, dans tous les endroits de l’île, avec joie et dans la fraternité, parce que perdurent l’engagement généreux et désintéressé de celles et ceux qui les ont précèdes, alors oui, je le suis et je le reste !

Si être communiste, c’est se battre pour l’égalité entre les êtres, et d’abord considérer mon camarade de combat politique comme mon égal, quelle que soit sa responsabilité, ou la mienne, au plan politique ou électif, alors oui, je le suis et je le reste !

Si être communiste, c’est faire partager son point de vue à l’autre, tout en se gardant de l’imposer parce que nous devons être soucieux du débat démocratique, alors oui, je le suis et je le reste !

31) Partagez-vous toutes les prises de position de Paul Vergès ?

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Je ferai injure à Paul Vergès si je répondais par l’affirmative, que ce soit un partage sur la forme ou sur le fond.

Car un vrai communiste doit d’abord douter, et se garder du culte de la personnalité marquée du sceau de l’infaillibilité.

Mais je ferai encore plus injure à mon parti si je ne reconnaissais pas qu’un communiste doit rejeter toute prétention de faire table rase du passée, et du présent, en ignorant la contribution décisive à une lutte commune de la part de ceux qui nous précédent.

Je vous ferai injure si je ne reconnaissais pas qu’il m’a inspire par ses positions visionnaires, traduisant là une détermination à cultiver son savoir, afin de s’en servir pour proposer des solutions à des problématiques économiques et sociales, mais aussi culturelles et environnementales, au nom d’une exigence fondamentale : l’épanouissement humain.

32) Vous travaillez au port, vous avez été maire de cette ville et vous allez sur Saint-Denis. Pourquoi ? Peut-on avancer que vous voulez demain être maire de Saint-Denis ?

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D’abord, mon engagement montre qu’un territoire, en l’occurrence le port, n’est pas une propriété électorale.

Je n’ai jamais cherche à bâtir une carrière.

Aujourd’hui, je suis candidat à des élections législatives à Saint-Denis.

Je le suis parce que les camarades de la section, et de la direction du parti, m’ont convaincu que nous pouvons faire avancer notre cause dans la capitale.

J’ai accepte parce que nous partageons un même souhait : l’engagement doit être collectif.

Et ni mes camarades, ni moi-même, n’avons envisage jusqu’à ce jour cette hypothèse.

D’autant qu’un scrutin de liste exige une plus grande prise en considération des différentes forces de progrès qui aspirent à améliorer le sort des habitants d’une cite.

Vous comprendrez donc aisément que ma réponse est alors directe : ce n’est pas à l’ordre du jour.

33) Quel résultat comptez-vous faire ?

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Je n’ai pas pour habitude d’annoncer un résultat escompte. Pour la bonne et simple raison que ce serait d’une prétention et d’une inconvenance pour les dionysiennes et les dionysiens que je dois d’abord convaincre.

Le résultat sera donc à la mesure du travail accompli pour mériter leur confiance.

34) On vous reproche souvent le fait que vous avez été condamné judiciairement alors que vous briguez un mandat. Que pouvez-vous répondre ?

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Je ne vois pas en quoi introduire cette affaire, vieille de plus de 20 ans, dans le débat sur l’avenir des réunionnaises et des réunionnais est important. À un moment où souffle le vent du changement après des années de casse sociale du gouvernement de Nicolas Sarkozy,

La question que tout citoyen doit se poser est celle-ci : Pierre Vergès est-il éligible, au regard des lois de la république ?

J’ai été candidat en 2004 aux élections régionales, en 2007 aux législatives, en 2011 aux cantonales, et je le suis aujourd’hui aux législatives sur Saint-Denis.

Je ne rentrerai donc pas dans le jeu de la diversion où souhaitent m’entrainer des personnes, généralement sous le couvert de l’anonymat, qui se prétendent « gardiens de la morale ».

Ces anonymes sont agacés de voir leur désir ne pas se transformer en ordre pour les lois de la république.

Mais c’est là le mérite d’un pays démocratique, d’avoir aboli le bannissement perpétuel.

Une réflexion au sujet de « Candidature sur Saint-Denis »

  1. Tres agréable interview franchement,pas de question tabou et choisi au préalables et cela est fort intéressant pour le lecteur et l’electeur se posant tous un tas de question,force est de constater que pierre verges est de loin le candidat qui sera le mieux défendre les valeurs de la réunion à l’assemblee nationale, dans la lignée du PCR à l’instar de députés tels que Laurent ou Paul verges ou encore claude hoareau. Bonne chançe camarade. Le moufia est avec toi

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